1. Le Sermon sur la Montagne

Si nous voulons savoir ce que Jésus lui-même a enseigné sur n’importe quel sujet, nous faisons bien généralement d’étudier ses paroles, telles qu’elles sont rapportées dans les quatre Évangiles. Après cela on peut remonter à la source de sa doctrine et découvrir dans l’Ancien Testament les vérités fondamentales concernant la nature humaine qu’il a prises pour avérées. Puis on trouvera bon de tracer dans les Actes et les Épîtres la manière dont les apôtres, inspirés par Dieu, ont pu continuer et développer la prédication de leur Maître. Une telle étude démontrera la cohérence des diverses parties de la Parole de Dieu.

De temps en temps, cependant, lorsque nous prêchons l’évangile, soit en public, soit en tête-à-tête avec des amis, il est avantageux de concentrer notre attention sur un seul Évangile, essayant de le lire comme pour la première fois et faisant un effort sincère pour éviter tout parti-pris. Quant à nos amis, ils trouveront plus facile de tourner les pages d’un seul livre que de chercher des passages épars un peu partout dans la Bible. C’est ce que nous comptons faire dans cette série d’articles. Nous avons choisi l’Évangile de Matthieu tout simplement parce que c’est le premier. Nous passerons en revue tous les versets qui semblent avoir rapport à la mort ou à la vie éternelle. Le résultat sera, bien entendu, incomplet et peu systématique, mais ce sera la vraie doctrine de Jésus.

Commençons donc par le Sermon sur la Montagne. Nous y sommes frappés d’abord par une idée qui revient plusieurs fois, celle du « royaume des cieux »:

« Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux! »

« Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux! »

«  Celui donc qui supprimera l’un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les observera, et qui enseignera à les observer, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux. Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux.  »  (Matthieu 5:3, 10, 19, 20).

Voilà quelque chose qui ne semble pas au premier abord avoir rapport à la mort ou à « la vie éternelle »; ces mots-là n’y figurent pas. Il n’y a que le dernier verset qui pourrait peut-être suggérer la possibilité d’entrer dans les cieux eux-mêmes, mais il ne faut pas supposer que le royaume des cieux soit la même chose que les cieux: évidemment le royaume de Dieu n’est pas Dieu! Examinons le temps du verbe dans toutes les autres béatitudes. Nous voyons que c’est le futur:

« Les affligés... seront consolés!

Les débonnaires... hériteront la terre!

Ceux qui ont faim et soif de la justice... seront rassasiés!

Les miséricordieux... obtiendront miséricorde!

Ceux qui ont le cœur pur... verront Dieu!

Ceux qui procurent la paix... seront appelés fils de Dieu! » (Matthieu 5:3-9).

Mais nous avons déjà vu que d’une certaine façon le royaume des cieux appartient, « est », aux pauvres en esprit et à ceux qui sont persécutés pour la justice. Néanmoins, leur entrée dans ce royaume, quoi que ce soit, n’est pas immédiate; ils y entreront à l’avenir.

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