4. Jésus-Christ – Fils de Dieu (suite et fin): Page 2 sur 3

Il y a pourtant une exception, une seule exception, à cet état de choses apparemment universel: « Car nous n'avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché » (Hébreux 4:15). De qui s’agit-il? Le verset précédent nous fournit la réponse: c’est Jésus, le Fils de Dieu, qui a éprouvé les mêmes désirs que nous autres, mais qui a toujours supprimé ses « mauvaises pensées » pour empêcher qu’elles ne produisent de « mauvaises actions ».

Soulignons l’importance capitale de la juxtaposition de ces deux passages: « Dieu ne peut être tenté par le mal » et « (Jésus) a été tenté comme nous en toutes choses ». Il en ressort une grande vérité indéniable: Jésus a accompli quelque chose qui était impossible pour Dieu: il a connu dans sa propre personne la nature humaine avec ses forts et ses faibles. Pourquoi est-ce que cela a été nécessaire? Voici quelques passages qui nous permettent de répondre à cette question:

« (Marie) enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus; c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1:21)

« Sachez donc, hommes frères, que c'est par (Jésus-Christ) que le pardon des péchés vous est annoncé ... » (Actes 13:38)

« Celui qui n'a point connu le péché, il l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu. » (2 Corinthiens 5:21)

Dans Son grand dessein de salut depuis le jardin d’Éden Dieu a déterminé que le péché, commis volontairement par Adam et Ève, ne serait pas pour toujours la source d’un éloignement entre Lui et le genre humain. Voici de nouveau le passage cité à la fin de l’article précédent: « Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jean 3:16).

Dieu cherchait la victoire sur le péché pour donner aux hommes et femmes accès à la vie éternelle, pour qu’ils puissent glorifier Dieu comme Il le mérite. Mais Il ne pouvait pas le faire Lui-même – Il ne peut pas être touché par le mal. Alors Il a conçu le dessein d’engendrer un Fils, un être indépendant de Lui-même mais qui partagerait le même dessein que son Père – la victoire sur le péché et ainsi sur la mort. Jésus est né du sein d’une femme, ce qui lui a donné toutes les mêmes tendances que nous-mêmes. Voilà pourquoi Jésus avait besoin de manger, de dormir, d’être parfois seul, parfois en compagnie d’autres. Matthieu raconte ce que Jésus a fait dans le jardin de Gethsémané, juste avant d’être crucifié par les autorités juives et romaines: « Puis, ayant fait quelques pas en avant, (Jésus) se jeta sur sa face, et pria ainsi: Mon Père, s'il est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux  » (Matthieu 26:39).

Il est impossible de surestimer l’importance des mots accentués : Jésus avait sa propre volonté, indépendante de celle de son Père. En tant qu’homme, il voulait savoir s’il serait possible d’éviter la peine affreuse et la honte d’être crucifié. Mais sachant qu’il était le Fils de Dieu, il a accepté de participer de bon gré dans le dessein de Dieu pour vaincre le péché et la mort. Alors, quelques moments après avoir posé la question ci-dessus, il se montre prêt à prendre la voie choisie par son Père : « Il s'éloigna une seconde fois, et pria ainsi: Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite! » (Matthieu 26:42).

Si le Père et Jésus sont effectivement une seule et même personne (ou deux « personnes » faisant partie d’une divinité trinitaire), cette conversation dans le jardin de Gethsémané est sans aucun sens. Si la doctrine de la « trinité » est correcte, aucune victoire n’a été remportée sur le péché par un être capable de tomber mais engagé pleinement à réussir. La conséquence? Aucun pardon de nos péchés, aucun espoir de la vie éternelle lors du retour de Jésus pour établir le royaume de Dieu ici sur la terre. Mais cette victoire, Jésus l’a gagnée pour nous – il a subi volontairement la mort pour « briser les liens de la mort » (Actes 2:24), accomplissant ce qui était impossible pour Dieu.

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