4. Jésus-Christ – Fils de Dieu (suite et fin): Page 3 sur 3

Il est possible maintenant d’identifier les deux « postérités » mentionnées dans Genèse 3. C’est Jésus qui est la postérité de la femme et qui a écrasé la tête du péché: « Ainsi donc, puisque les enfants participent au sang et à la chair, il y a également participé lui-même, afin que, par la mort, il anéantît celui qui a la puissance de la mort, c'est à dire le diable, et qu'il délivrât tous ceux qui, par crainte de la mort, étaient toute leur vie retenus dans la servitude » (Hébreux 2:14). Et la blessure non mortelle que cette postérité devait recevoir dans le talon, c’est sa mort – qui n’a duré que trois jours. Son Père l’a ressuscité parce qu’il ne méritait pas de rester mort, étant sans péché.

Nous avons déjà cité des mots de Paul dans 1 Corinthiens 15 mais en laissant des blancs. Lisons maintenant le passage entier: « Car, puisque la mort est venue par un homme c'est aussi par un homme qu'est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ ... »  (1 Corinthiens 15:21-22). Ici, et dans d’autres passages, Paul confronte deux hommes: Adam et Jésus. Si Jésus était vraiment Dieu, ce serait une comparaison sans valeur, car la victoire remportée par Jésus aurait été inévitable. Mais si Jésus a réussi là où Adam est tombé – en soumettant son libre arbitre à la volonté de Dieu – alors c’est une comparaison entièrement juste.

Tout dépend finalement de l’amour de Dieu. Mais c’est Jésus-Christ qui a dû l’effectuer: grâce à sa participation volontaire au dessein de Dieu, le Fils a gagné toute l’approbation de son Père.

Pour terminer, considérons encore deux passages:

« (Jésus) s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. »  (Philippiens 2:8-11)

Si Jésus est vraiment Dieu, comment est-ce que Dieu peut « élever » quelqu’un qui est déjà Son égal?

« Dieu, en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu'il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous. » (1 Corinthiens 15:27-28)

Même question: si Jésus est déjà l’égal de Dieu, comment est-ce qu’il reste toujours « soumis » à Dieu?

Si on arrive à accepter que Dieu a enfanté un Fils pour accomplir quelque chose que Dieu Lui-même ne pourrait jamais accomplir, le grand but de Dieu devient clair et évident. Il nous sied de rendre grâce et louanges à Jésus, notre Seigneur, mais toujours « à la gloire de Dieu le Père ». Ce que Jésus a dit avant sa mort est toujours le cas, même après sa résurrection: « le Père est plus grand que moi » (Jean 14:28).

STEVE WESTON

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