Études sur l’Évangile de Jean

24. « Tout est accompli »

Dans cet article nous allons essayer d’explorer les multiples sens de ce que Jésus a dit sur la croix, et en particulier de son avant-dernière phrase si dramatique et profonde: « Tout est fini » (Jean 19:30).

23. « Afin qu’ils soient un »

À plusieurs endroits dans le Nouveau Testament Jésus charge ses disciples de vivre dans ce monde actuel de telle façon que d’autres seront attirés vers eux et ainsi vers le Dieu qu’ils adorent. Le plus simple et le plus facile à comprendre parmi ces passages se trouve dans Matthieu 5:16: «  Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » . Mais le plus profond d’entre eux est sans aucun doute le chapitre 17 de l’Évangile de Jean:

« Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un, - moi en eux, et toi en moi, - afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. » (Jean 17:20-23)

21. Ma Joie

Son heure était venue, l’heure terrible dont l’arrivée lui avait été présente à l’esprit depuis le commencement de son ministère – l’heure de la trahison et de la croix. Il était à tel point conscient de tout ce qu’elle aller lui apporter que son âme en avait été troublée et qu’il avait prié à son Père qu’elle lui soit épargnée (Jean 12:27). Et pendant le repas qu’il a partagé avec « les siens » il a été  « troublé en son esprit »,  et dans sa détresse il s’est écrié :  « En vérité, en vérité, je vous le dis, l’un de vous me livrera »  (Jean 13:21). Et maintenant le traître était sorti :  « Ce que tu fais, fais-le promptement »  (Jean 13:27), et il faisait nuit. Cela veut dire que pendant toutes les conversations et les discours rapportés dans les chapitres suivants, la conscience de tout ce qui se passait ailleurs à Jérusalem et de son arrestation prochaine pesait sur lui.

20. Le « Consolateur »

« Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous » (Jean 14:16)

Dans ce chapitre nous allons essayer de comprendre la signification et la portée de la promesse que Jésus a faite à ses disciples dans le verset cité ci-dessus. Tout d’abord, il faut considérer le mot traduit par « consolateur ». Il s’agit ici du substantif personnel parakletos , qui est employé cinq fois seulement dans le Nouveau Testament, dont quatre dans les dernières conversations entre Jésus et ses disciples avant sa crucifixion dans les chapitres 14-16 de cet Évangile (Jean 14:16; Jean 14:26; Jean 15:26; Jean 16:7); l’autre se trouve également dans les écrits de Jean, dans sa première épître, où Segond l’a rendu par « avocat » (2 Jean 2:1). Mais d’autres formes de la même famille de mots, le substantif impersonnel paraklesis et le verbe parakalein ,sont utilisées assez souvent, surtout dans 2 Corinthiens et 1 et 2 Thessaloniciens, où Segond les a rendues par « consolation » et « consoler ».

19. « Un Commandement Nouveau »

Cette étude est basée sur cinq passages dans l’Évangile de Jean et ses épîtres :

« Je vous donne un commandement nouveau, Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jean 13:34-35)

« C’est ici mon commandement, Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Il n’

18. « Quand j’aurai été élevé de la terre ... »

« Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé ... » (Jean 3:14)

La citation ci-dessus se réfère à l’incident rapporté dans Nombres 21 lorsque les Israélites se plaignaient de la nourriture que Dieu leur fournissait pendant leur séjour dans le désert : « Alors l’Éternel envoya contre le peuple des serpents brûlants; ils mordirent le peuple, et il mourut beaucoup de gens en Israël » (Nombres 21:6). Moïse pria pour le peuple, et le Seigneur lui ordonna de faire « un serpent brûlant » et de le placer sur « une perche :quiconque aura été mordu, et le regardera, conservera la vie » ( Nombres 21:7-8 ). En effet, 

« quiconque avait été mordu par un serpent, et regardait le serpent d’airain [confessant ainsi son péché], conservait la vie » ( Nombres 21:9 ).

17. Le Fils de l’Homme

Le titre « fils de l’homme » se retrouve fréquemment dans les Évangiles et, sauf peut-être dans Jean 3:13, c’est toujours Jésus lui-même qui se désigne ainsi.

La plupart des interprètes sont d’avis que ce titre souligne l’aspect humain des origines et de la nature de Jésus, à l’opposé donc du terme « Fils de Dieu » ; on a remarqué aussi que le prophète Ézéchiel est désigné de la même façon – lui aussi est un « fils de l’homme » dont l’humanité et les souffrances préfigurent celles du Christ.

Tout cela est simple et clair:c’est une interprétation de ce titre qui s’accorde bien avec l’enseignement de la Bible, et jusqu’à un certain point elle est tout à fait satisfaisante. Mais on n’a qu’à considérer un passage comme Jean 12:32-34 pour voir que ce n’est qu’une explication partielle de cette expression. Dans ce passage Jésus dit qu’il va être « élevé de la terre » , attirant tous les hommes à lui, et Jean y ajoute le commentaire:«  En parlant ainsi, il indiquait de quelle mort il devait mourir » . Alors le peuple répond: «  Nous avons appris par la loi que le Christ demeure éternellement; comment donc dis--tu, Il faut que le Fils de l’homme soit élevé? Qui est ce Fils de l’homme? » Les expressions utilisées dans cette question nous montrent clairement que pour le peuple juif le terme « fils de l’homme » était quasiment un synonyme du titre « Christ »:leur question manquerait de sens sans la présomption que ces deux titres se référaient à un seul et même personnage.

16. Le Fils de Dieu

Dans cet article nous allons essayer de présenter une vue d’ensemble des différentes références à l’aspect divin de la personne du Christ que l’on trouve un peu partout dans les autres articles dans cette série, y ajoutant quelques observations supplémentaires portant sur ce sujet.

Jean a formulé clairement le but dans lequel il a composé son récit de la vie de Jésus : « Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom » (Jean 20:31). Il est d’autant plus important, alors, que nous comprenions ce que signifie cette expression « fils de Dieu » par rapport à Jésus.

15. La Vie Éternelle

« Jésus répondit, Je vous le dis en vérité, il n’est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses sœurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres, ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle . » (Marc 10:29-30)

Les mots « siècle » et « éternelle » dans le passage ci-dessus correspondent respectivement au substantif grec aion et l’adjectif qui en dérive, aionios. Le substantif signifie dans son sens premier « âge » ou « ère », et l’adjectif « se rapportant, ou appartenant à l’âge ». L’ « âge » auquel ces mots se réfèrent peut être une ère passée, présente, ou future, selon le contexte. Dans sa première lettre aux Corinthiens Paul parle de la « sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu, avant les siècles , avait prédestinée pour notre gloire » (1 Cor 2:7) ; dans Galates il nous dit que Jésus « s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais  » (Gal 1:4), et aux Éphésiens il explique que Dieu nous a ressuscités en Christ « afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Eph 2:7). Quant à l’adjectif aionios, il est employé dans le Nouveau Testament presque toujours pour se référer à ce dernier aion, l’âge (ou « les âges ») à venir et se traduit en général par « éternel ». Lorsque ce mot aionios s’attache au substantif « vie », comme dans Marc 10:30, (« la vie éternelle »), il se réfère toujours à la forme de vie propre à l’âge à venir.

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